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Si tu savais à quel point, ton absence creuse un vide immense en moi. Tes courbes et ton souffle manque les soirs d'automne. Tes pensées libertines manque à mon être androgyne. Je ne sais plus qui je suis quand mes mains effleurent les tiennes, quand ton odeur hante mon esprit. Tout n'est qu'infâme quand il s'agit de nous. Si seulement, le vent nous portait loin de tout, de tous ces chimères, de ces êtres amères. Mais ta lâcheté m'a tellement blessé, humilié que je ne sais plus qui tu es. Tu étais tout. En l'espace de quelques secondes, de quelques gouttes de pluie et de larmes, mon coeur s'est subitement rétracté, affaissé, déchiré, me laissant au tournant. Si tu savais les heures à te pleurer, les heures à t'aimer, les heures à te désirer. Maintenant, Une plaque de béton a remplacé mon coeur. Mes poumons se sont rétractés pour ne pas se brûler à ta peau. Tes mots, mes mots, tes pleurs, mes pleurs, ni la chaleur de tes lèvres sur mes lèvres et de mes lèvres sur les tiennes n'effaceront pas le mal qu'on s'est fait Mon être meurtri te cris, te demande, mais tu ne viens pas, tu n'es plus là .. Et si un jour, tu t'en allais, m'amènerais tu ? m'emporterais tu ? ... M'aimerais tu ?
Tu as déjà aimé à ce point ?



